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La Bataille – Grand Prix du Roman de l’Académie Française 1997

Roman

La Bataille – Grand Prix du Roman de l’Académie Française 1997

De toutes les grandes batailles napoléoniennes, celle d’Essling n’est pas la plus connue. Elle ne fut pas, pourtant, la moins meurtrière : quarante mille morts sur les rives du Danube en deux journées de mai 1809. Balzac avait décidé d’en tirLa Bataille – Grand Prix du Roman de l’Académie Française 1997

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5 Comments to La Bataille – Grand Prix du Roman de l’Académie Française 1997

  1. Adrien Crepin's Gravatar Adrien Crepin
    20 juin 2010 at 11 h 27 min | Permalink

    La Bataille – Grand Prix du Roman de l’Académie Française 1997
    Roman
    Je viens de terminer ce livre et je dois dire qu’il n’y a pas besoin de rédiger un pavé de 600 pages pour mériter le Goncourt!

    En 300 petites pages Patrick Rambaud nous replonge dans l’hécatombe qu’a été la bataille d’Essling-Aspern, prélude sanglant à la bataille de Wagram. Avec détail et émotion, il retrace les épisodes de cette bataille dans laquelle des dizaines de milliers de soldats vont laisser la vie, quand ce c’est pas un bras ou une jambe.

    L’histoire se passe en compagnie de grenadiers, de cuirassiers, de Stendhal, de Friederich Staps (celui qui tentera d’assassiner Napoleon), de l’espion Schulmeister, le colonel Lejeune, sa maitresse autrichienne, les sanguins maréchaux Massena, Lannes et Bessieres (les deux derniers étant en sérieux contentieux) et Napoleon n’est qu’un acteur de la pièce comme un autre.

    Tout comme Omaha Beach, Essling est la preuve que l’histoire d’Europe s’est souvent écrite avec le sang des soldats et des civils. Malgré des touches d’humour ça et là, cet ouvrage rappelle l’aspect sanglant et traumatisant de la guerre 150 ans avant l’invention de la bombe A. Les passages les plus choquants restent les scènes d’opération des blessés, au petit soin (vous m’avez compris) avec les médecins Percy et Larrey.

    A lire impérativement!

    A la mémoire de Jean Lannes également.

  2. Spiderman's Gravatar Spiderman
    20 juin 2010 at 12 h 03 min | Permalink

    La Bataille – Grand Prix du Roman de l’Académie Française 1997
    Roman
     » La bataille  » est un vrai et grand roman historique. Il y a la précision des détails mais aussi le plongeon sans concession dans l’ame de ces guerriers de Napoleon.

    Ce livre se lit assez vite mais nous retrace avec beaucoup de rythme cette bataille meurtriere. Les personnages sont parfois en plein dialogue lorsque l’un ne répond plus … il vient de se faire toucher par une balle perdue.

    Un livre qui plaira à tous ceux qui sont curieux de cette époque mais aussi à ceux qui recherchent l’action … sauf qu’ici tout fut bien reel.

    P.Ranbaud a obtenu le prix Goncourt 1997 pour ce livre et c’est amplement mérité.

    L’auteur dédie son livre à Balzac qui avait en son temps pour projet de retracer lui aussi cette fameuse bataille par ces mots :  » A Balzac, avec toutes mes excuses « .

    Je crois qu’il n’y avait pas lieu de s’excuser.

    Un trés bon bouquin

  3. Saurel's Gravatar Saurel
    20 juin 2010 at 12 h 29 min | Permalink

    La Bataille – Grand Prix du Roman de l’Académie Française 1997
    Roman
    depuis une idée abandonnée par Balzac faute de temps jusqu’à une commande d’éditeur faite à Patrick Rambaud d’écrire un roman historique napoléonien, on peut dire que cette bataille aura attendu son heure de gloire. De l’avis de l’auteur, la bataille d’Essling signe le commencement de la fin, par son absurdité, sa violence, et la perte des illusions des principaux généraux de Napoléon. Ils étaient déjà couverts de gloire et ne désiraient plus que jouir du prestige et de la fortune acquise. Mais le Maître ne l’entendait pas de cette oreille, remettant sans cesse en jeu leurs vies sur le champ de bataille. Résisterez-vous à cette dépression de la troupe? estimerez-vous encore l’épopée napoléonienne après cette lecture?

  4. Anonyme's Gravatar Anonyme
    20 juin 2010 at 13 h 04 min | Permalink

    La Bataille – Grand Prix du Roman de l’Académie Française 1997
    Roman
    Ecrit essentiellement du point de vue des sous-fifres (Napoléon et l’Archiduc planent surtout comme des ombres maléfiques et quand l’empereur nous est présenté c’est en tant que petit tyran excentrique et sans coeur)La Bataille nous décrit si bien l’absurdité de mourir pour la gloire des tyrans, au gré de leurs humeurs, de leurs erreurs et de leurs caprices. Les Autrichiens chargent bêtement au nom d’un archiduc dont on se demande comment il a fait pour hériter du commandement d’une armée, et les Français (soudards et romantiques) font de même au service de leur empereur qui n’est pas très en forme ces jours-là tant il accumule d’erreurs de jugement. Bref, une bataille en eau de boudin, comme ça, pour la forme, devant un public viennois qui y assiste comme au théâtre: 40 000 morts quand même, pour rien. Absurde et émouvant. Notons au passage la présence du jeune Stendhal dont le moins qu’on puisse dire est qu’il n’est pas un homme de guerre…
    Très bien écrit.

  5. Latour07's Gravatar Latour07
    20 juin 2010 at 13 h 43 min | Permalink

    La Bataille – Grand Prix du Roman de l’Académie Française 1997
    Roman
    Quelle émotion à lire ce roman sur la bataille d’Eylau, celle-là même qui inspira Balzac pour son Colonel Chabert ! Quelle écriture ! Quel panache !

    L’auteur est fidèle en cela à l’impression que dégage le très beau tableau, exposé au Musée du Louvre « Napoléon visitant le champ de bataille d’Eylau, 9 février 1807″ de Jean-Baptiste Gros. Ce tableau peint moins d’un mois après cette terrible bataille qui fit 40.000 morts, visait à exprimer l’émotion de Napoléon face à l’horreur d’un tel carnage.

    « Si tous les rois de la terre pouvaient contempler un pareil spectacle, ils seraient moins avides de guerres et de conquêtes », avait ainsi déclaré l’Empereur.

    Le lecteur passionné de cette époque et de ces épiques combats se ruera, si ce n’est déjà fait, sur les deux tomes biographiques du général baron de Marbot qui servit, en sa qualité d’officier aide de camp, 5 maréchaux, qui décrit notamment l’épouvante de Eylau.

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