Faire l’amour

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Faire l’amour

Lorsqu’il y a rupture entre deux êtres, qui se sépare réellement de qui ? Qui souffre le plus ? Celui qui prend la décision ou celui qui la subit ? Si l’on en croit le dernier roman de Jean-Philippe Toussaint, Faire l’amour, celui qui choisFaire l’amour

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4 commentaires vers "Faire l’amour"

  1. Fou des livres's Gravatar Fou des livres
    2 août 2010 - 23 h 27 min | Lien permanent

    Faire l’amour
    amour
    Ce livre est superbement écrit, il s’agit d’une rupture somme toute banale mais avec un univers particulier propre à l’auteur.

    En l’occurence des descriptions très précises, avec des lieux qui marquent le lecteur en raison de leur climat particulier.

    Un style captivant qui ne lasse pas le lecteur.

    Enfin, également remarquable, la façon dont Jean-Philippe Toussaint dépeint les émotions des deux protagonistes : magique et très réaliste à la fois.

    Un livre qu’on aimera ou qu’on détestera.

  2. Marie Laure Gau's Gravatar Marie Laure Gau
    2 août 2010 - 23 h 32 min | Lien permanent

    Faire l’amour
    amour
    C’est vrai qu’il y a de la froideur dans l’écriture de Toussaint mais c’est une belle écriture très littéraire, comme on en manque si cruellement! traiter ce sujet mille et mille fois abordé n’était pas chose aisée et il nous fait ressentir avec une précision de chirurgien ce malaise, ce sale goût dans la bouche que dépose la rupture en marche.
    à ne pas lire si l’on vit actuellement une semblable situation mais à lire absolument si on en est guéri, pour se souvenir comme on était nauséeux, cotonneux, en équilibre instable constant!
    puis le livre refermé, retrouver l’espoir et… faire l’amour!

  3. Le rat à la page's Gravatar Le rat à la page
    2 août 2010 - 23 h 33 min | Lien permanent

    Faire l’amour
    amour
    « C’est l’histoire d’une rupture amoureuse, une nuit, à Tokyo. C’est la nuit où nous avons fait l’amour ensemble pour la dernière fois. Mais combien de fois avons-nous fait l’amour ensemble pour la dernière fois ? Je ne sais pas, souvent. »

    Comment se détache-t-on de la personne aimée lorsque l’amour ne suffit plus ? Comment quitte-t-on le corps qui nous fait jouir alors qu’il nous est aussi familier que notre propre corps ?

    Avec son écriture crue et froide Jean-Philippe Toussaint nous donne des pistes de réponse, sans concession mais avec une poésie mordante, profonde, violente.

    Faire l’amour, c’est l’histoire du narrateur qui aime Marie, mais qui ne peut plus l’aimer. Il se retrouve avec elle à Tokyo, là où ils feront l’amour pour la dernière fois, dans la suite d’un hôtel de luxe. C’est donc l’histoire d’une rupture, avec tout ce qu’elle comporte de logiquement douloureux, mais aussi d’absurde et de poétique.

    Le théâtre de leur dernière nuit est parfaitement décrit, Tokyo la ville résolument contemporaine, presque inhumaine mais vivante, organique, haute et froide. Elle est à la fois menaçante et enveloppante. Dans sa certitude elle est une alternative à la relation qui s’effiloche et qui fait mal.

    Tokyo c’est également les tremblements de terre, qui terrifient, menacent les êtres et les rapprochent. Jean-Philippe Toussaint joue avec ces symboles : pluie, neige, terre instable, les éléments s’accordent pour refroidir, endormir, aviver et dramatiser cette dernière nuit d’amour

    Toute l’histoire est éclairée par la lumière froide d’un néon, avec une précision mécanique, que l’on retrouve dans l’utilisation de répétitions à bon escient, qui nous permettent de comprendre l’incertitude et les errances du narrateur, sa dureté et ses pulsions (de départ, de mort, de destructions, de sexe).

    Il y a là aussi des moments de pure beauté, un regard sur l’autre, sur soi, sur la disparition et le repli absolument bouleversants.

    http://rat-a-la-page.blogspot.com/

  4. nekki's Gravatar nekki
    3 août 2010 - 0 h 20 min | Lien permanent

    Faire l’amour
    amour
    « Lumières sur la ville » est le titre qu’on pourrait donner au dernier roman de Jean-Philippe Toussaint!
    Un roman qui décevra certainement ses lecteurs fidèles, dont je suis.
    Déception face à une oeuvre dont le sujet est éculé, mais il y a toujours moyen de renouveler le traitement d’un sujet, et qui est traité avec une froideur, un détachement qui font penser que ce roman n’était pas « indispensable » comme l’étaient les précédents romans de Toussaint.
    Un pensum? Peut-être pas tout à fait car il reste la beauté éblouissante d’une Tokyo merveilleusement décrite, telle une cité contemporaine d’un gigantisme terrifiant et dont Toussaint a saisi tout le charme inquiétant.
    Le livre fait penser à ces clips videos musicaux d’une beauté froide, glacée, où tout est lumières scintillantes ou couloirs sombres, suintant d’humidité.
    Les passionnés de l’oeuvre de Toussaint aimaient sa sensibilité et le raffinement de son écriture; sur le premier point ils seront certainement déçus, Toussaint a l’air absent de son roman ou il le regarde de loin; sur le second point ils seront satisfaits, même si la préciosité menace leur auteur favori qui aurait trop tendance à s’embourber dans les tics du « Nouveau roman »!

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